07 juillet 2005
La contribution de la section de Bouchain
CONTRIBUTION A LA PREPARATION
DU CONGRES DE NOVEMBRE 2005
POUR UNE SOCIETE SOCIALISTE
DANS LA DIGNITE HUMAINE
A TRAVERS LE PLEIN EMPLOI
ET LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT
INTRODUCTION
Les socialistes ont pour objectif de participer au bien être de l’humanité de faire en sorte que chacun puisse vivre dignement, en mangeant à sa faim, en buvant à sa soif, sous un toit, en recevant l’instruction nécessaire afin qu’il puisse lui même œuvrer à cette tâche en laissant derrière lui une terre propre, un air pur, une eau saine. Pour cela ils doivent proposer un modèle de gestion et de partage des ressources de notre planète.
En sachant que les ressources ne sont pas inépuisables et qu’il faudrait l’équivalent de 3 Terres si l’on veut que les 6 milliards d’individus vivent selon nos critères européens de confort et que dans 50 ans nous serons 10 milliards, il est urgent de se mettre au travail pour organiser le travail et le partage grâce à une république mondiale. L’internationale socialiste doit être son berceau.
LES POLITIQUES A MENER
- Revenus
Un revenu décent est un droit qui doit être acquis à la naissance et tout au long de la vie en contre partie d’une contribution à la vie de la société, à la hauteur des capacités de chacune et chacun.
La relance par la consommation ne peut être entendue qu’au sens de donner un pouvoir d’achat aux plus démunis et de leur permettre d’avoir un niveau de ressources décent ( 1 200€, net ).
- La monnaie, les flux financiers
L’économie, sur la base des idées directrices présentées en introduction, ne peut être conçue que comme un moyen et non une finalité. La monnaie est un outil au service de celle-ci; elle n’est ni une marchandise ni un outil de spéculation. Sa seule fonction est de faciliter les échanges en substitution du troc.
Les flux financiers qui n’ont pour seul but que la recherche de plus values sont à taxer fortement, les flux financiers qui ont pour objet la création d’emplois, la préservation des ressources sont, eux, à favoriser.
- Solidarité et redistribution
La solidarité, autre principe de base de la politique socialiste, doit réinstaller les modes de redistributions entre les différentes composantes de la société.
L’impôt sur les grandes fortunes doit être renforcé.
Les revenus du capital doivent être plafonnés par une taxation.
Le principe de redistribution par répartition qui alimente divers secteurs de l’action sociale doit être maintenu, renforcé, modernisé. Ce qui ne peut-être collecté sur la base du travail, puisque celui ci se raréfie, doit l’être par d’autres moyens la CSG et la CRDS en sont des exemples. Le rôle de la TVA est majeur en la matière car ce prélèvement est basé sur la valeur ajoutée qui aujourd’hui est essentiellement technologique et non plus le résultat d’un travail manuel. Des modulations doivent être opérées afin de ne pas pénaliser les consommateurs sur les biens de consommation courante.
- Croissance, création de richesses, économie
L’exploitation de l’homme ne peut être source de création de richesse maisil y contribue. La spéculation ne peut être acceptée dans une organisation socialiste.
La croissance, sous prétexte qu’elle remplit les caisses de l’Etat et qu’accessoirement elle crée des emplois (ce qui n’est plus vrai), ne saurait justifier le pillage de la planète pour produire en Occident des objets dont on n’a pas besoin, alors qu’à l’autre bout du monde on manque de l’essentiel.
L’activité économique n’est donc justifiable que dans la mesure où elle participe à cet objectif, avec un bilan social, écologique, énergétique positif. (L’inverse serait d’encourager financièrement la destruction de biens pour en produire de nouveaux, exemple : la Balladurette).
Les ressources naturelles sont par principe propriété de la collectivité. L
Le principe de service public doit être étendu à toutes les activités à caractère d’intérêt collectif.
Les marchés doivent être régulés dans les différents espaces, nationaux, européens, internationaux chaque fois que leurs dérives entraînent le déséquilibre social.
- Plein emploi
Divers gisements d’emplois sont à exploiter. Ttout ce qui concerne l’environnement doit être privilégié.
Les disfonctionnements de divers secteurs ont un coût curatif qui pourrait couvrir largement les traitements préventifs.
Autre axe de création d’emploi, l’aide à la personne. Le
Le lancement de grands travaux, voies ferrées pour ferroutage, réseau européen de trains à grande vitesse, canaux à grand gabarit sont des exemples de ce qu’il est imaginable de mettre en oeuvre rapidement, d’autres pistes sont à explorer.
Améliorer les aides à la création d’entreprise pour les demandeurs d’emploi :
Favoriser une politique de primes étatiques. Aider les programmes de micro crédit pour lancer les créations d’entreprises par les demandeurs d’emploi qui pourront eux-mêmes ensuite embaucher (ex : ADIE).
Réduire les risques financiers des PME/TPE
Favoriser un régime de faillite spécial limité pour les PME/TPE évitant d’empiéter sur le patrimoine personnel des créateurs (les risques financiers sont le principal facteur de frein à la création d’entreprises par les particuliers disposant de peu de patrimoine : un logement personnel et quelques économies). Prévoir en contrepoids un programme de fonds d’indemnisation d’état pour les banques dispensant les crédits aidant à la création.
Flexibilité de l’emploi
La nécessaire flexibilité de l’emploi pour les entreprises dont les commandes sont aléatoires, saisonnières ou fluctuantes ne doit pas avoir pour effet la précarisation. Une
Réduire les écarts d’indemnisation en réévaluant les plus basses et en plafonnant les plus élevées dans le sens d’une solidarité sociale.
Cette modeste contribution, travaillée dans l’urgence, n’a comme seule prétention que de poser des principes généraux qui doivent trouver leur prolongement dans des mesures concrètes.
Les militantes et militants de la section de Bouchain, Nord.
Signataires,
Any Browers Grégory Jean Carsel Alfred Daniel Dieu Clovis Mallet Mallet Georges Jean Michel



